Selon l’institution bancaire, au cours du mois d'août 2018, le volume des ressources levées sur le marché financier régional a baissé de 139,8 milliards par rapport au mois précédent, pour s'établir à 244,6 milliards.
En variation annuelle, relève le document, le montant des titres publics souscrits s'est contracté de 38,2 milliards par rapport à son niveau d'août 2017.
Selon l’institut d’émission, cette situation s'explique par le non-recours de la Côte d'Ivoire et du Sénégal au marché financier régional depuis leurs émissions d'euro-obligations en mars 2018.
Cette tendance a été atténuée par l'amélioration du taux de couverture. Ce taux est ressorti en moyenne à 151,2% en août 2018, en hausse de 26,2 points de pourcentage par rapport à la même période de l'année passée (125,0%).
A l’en croire, la préférence des Etats a porté sur les bons du Trésor, avec 66,4% des émissions totales, après un taux de 48,8% le mois précédent et de 6,6% un an auparavant.
Sur le compartiment des bons du Trésor, poursuit la même source, les taux ont légèrement baissé d'un mois à l'autre.
D’après la BCEAO, le taux d'intérêt moyen pondéré est ressorti à 5,72% en août 2018 contre 5,99% le mois précédent.
En revanche, il a évolué à la hausse par rapport à août 2017 où il est ressorti à 5,66%.
Pour les émissions obligataires, note la Banque Centrale, le taux de rendement moyen s'est situé à 7,51% au cours de la période sous revue, contre 7,34% en juillet 2018 et 6,98% un an auparavant.
Et de faire savoir que sur les marchés internationaux des capitaux, aucun Etat membre de l'Union n'est intervenu au cours du mois d'août 2018, après les émissions d'euro-obligations par la Côte d'Ivoire et le Sénégal en mars 2018.
Mariama Diallo