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La mission principale du FDMI est de contribuer à la réalisation de l’inclusion socioéconomique des populations vulnérables à travers la microfinance islamique. De manière plus spécifique, il s’agira de : Modèle d’intervention Le FDMI…
La mission principale du FDMI est de contribuer à la réalisation de l’inclusion socioéconomique des populations vulnérables à travers la microfinance islamique.
De manière plus spécifique, il s’agira de :
Modèle d’intervention
Le FDMI fournit des services financiers aux bénéficiaires finaux à travers les institutions de microfinance (IMF) exerçant une activité de finance islamique. Naturellement, l’accompagnement se fait avec les instruments de la finance islamique.
Toutefois, le FDMI fournit, au besoin, un accompagnement non financier à travers des activités d’éducation financière, de renforcement de capacités, d’assistance technique, de suivi, etc.
Pour accompagner les bénéficiaires finaux, le FDMI peut être amené à nouer des partenariats avec les structures de l’Etat qui interviennent dans l’encadrement et de renforcement de capacités.
Innovations
Le PROMISE est un projet avec une durée de vie limitée. En mettant en place le FDMI, qui est une personne morale de droit public, dotée d’une autonomie administrative et financière, les nouvelles autorités montrent leur volonté de faire de la microfinance islamique une option pérenne.
Ainsi, le FDMI peut participer à la mobilisation de ressources et il est appelé à concevoir des projets et produits innovants pour un meilleur impact sur les populations.
Sur la période 2021 – 2023 le PROMISE a mobilisé 3,5 milliards de F CFA sur les ressources publiques pour des financement. Je ne dispose pas d’éléments quantifiés vérifiables quant aux impacts sur les bénéficiaires en l’absence d’une évaluation par un cabinet indépendant
Le recouvrement de ces ressources est un défi avec un taux de remboursement très faible. Nous avons enclenché des démarches pour externaliser les recouvrements.
Le FDMI est un instrument d’accompagnement financier et non financier au sein du Ministère de la Microfinance et de l’Economie sociale et solidaire (MMESS).
Le MMESS a mis en place :
La SND 2025-2029, prévoit de s’appuyer, entre autres, sur la finance islamique, en tant que financement innovant, pour financer le programme de transformation (Objectif stratégique 1.3. ).
Plus spécifiquement, le développement de la microfinance islamique est identifié comme un des leviers pour la réalisation de l’Effet attendu 1.3.7. « le renforcement de la microfinance et de l’inclusion financière ».
Les bénéficiaires finaux du FDMI sont les PME et les acteurs de l’économie sociale et solidaire.
Dans l’effet attendu 1.4.3. il est prévu le renforcement de l’offre de produits financiers adaptés aux besoins des entrepreneurs. Ainsi, le financement des PME devrait évoluer de 9% du total des crédits en 2023 à 14% en 2029.
Dans le même ordre d’idée, l’Objectif stratégique 3.6 du SND 2025-2029, prévoit de soutenir l'économie sociale et solidaire.
En tenant compte de ce positionnement stratégique, nous avons produit des drafts de documents stratégiques alignés aux objectifs de la SND. Il s’agit d’accompagnement de porteurs de projets à fort impact socioéconomique avec de nouveaux emplois créés ou consolidés, augmentation du revenu des bénéficiaires, renforcement de leur capacités techniques et financières en vue de leur autonomisation économique dans le moyen terme. Les instruments de la finance islamique sont efficaces pour y parvenir.
La durabilité des IMFI dépend de l’attractivité, de la compétitivité de leurs produits mais aussi de leur bonne gouvernance. Le FDMI accorde des lignes de financement islamique aux IMFI et participe aussi au renforcement des capacités des agents, particulièrement en matière de la finance islamique.
Le FDMI prévoit de mener des campagnes de communications et d’éducation financière pour mieux faire connaitre les produits de finance islamique et augmenter sensiblement l’épargne collectée par les IMFI.
En parvenant à mobiliser assez d’épargne auprès des populations et à les fidéliser, les IMFI auront fait un pas important vers la réalisation de la durabilité.
Le développement de produits innovants fait partie des missions du FDMI qui pourra accompagner les IMFI à rester attractives et compétitives.
La réglementation du secteur financier se fait au niveau communautaire.
En 2018, la BCEAO a publié des textes qui fixent les conditions d’exercice de l’activité de finance islamique mais aussi les caractéristiques des opérations de finance islamique.
Dans les nouvelles lois uniformes portant réglementation bancaire et de microfinance, des titres spécifiques sont dédiés à la finance islamique.
Il existe aussi des contrats types pour les instruments de la FI ainsi qu’un guide de gouvernance charia
Toutefois, il n’existe pas encore un cadre comptable et de référentiel prudentiel spécifiques à la finance islamique.
Le Takaful est réglementé depuis 2019 avec la publication du Livre IX portant Réglementation des opérations d’assurance Takâful dans les Etats membres de la Conférence interafricaine des marchés d'assurance.
Pour ce qui est des Sukuk, il existe désormais un cadre réglementaire dédié avec le RÈGLEMENT N° 10 /2022/CM/UEMOA relatif aux titres financiers islamiques, aux sociétés d’émission de Sukuk autogérées et aux fonds d’émission de Sukuk dans l’UEMOA.
FDMI est un organisme de promotion et d’appui et ses prérogatives sont limitées.
Il revient aux IMFI d’élaborer leur stratégie de digitalisation. Toutefois, le FDMI dispose déjà de Plateforme d’enrôlement de financement depuis plus de 3 ans.
Il existe aussi un marché de SIG adapté à la finance islamique en cours de lancement que les IMFI de de petite taille pourront utiliser moyennant une redevance.
Lejecos Magazine Novembre 2025
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